Janvier 2010 Communiqué : La FNACA s’attaque aujourd’hui aux victimes du 26 mars 1962

Par communiqué de presse du 14 janvier, le comité directeur de la FNACA « s’élève avec force contre le projet… visant à inscrire les noms des victimes civiles du drame de la rue d’Isly le 26 mars 1962 sur la colonne centrale du Mémorial national de la guerre d’Algérie. Cette initiative serait ressentie comme une véritable insulte à l’Armée française, restée loyale à l’égard des Institutions Républicaines dans cette période perturbée par les exactions de l’O.A.S. La FNACA rappelle que le Mémorial… est dédié aux seuls militaires et supplétifs « Morts pour la France »… »

Non content de tenter d’imposer la commémoration d’un cessez-le-feu virtuel, source des pires affrontements et de l’exode de plus d’un million de nos compatriotes, le Comité Directeur de cette association d’Anciens Combattants en Algérie-Tunisie-Maroc, voudrait aujourd’hui s’opposer à une mesure d’apaisement que nous attendions depuis 48 ans.

Que les civils assassinés, cibles privilégiées des affrontements sanglants qui ont endeuillé notre terre d’Algérie pendant huit longues années, aient été associés par une loi votée en 2005 à l’hommage national rendu chaque année aux combattants morts pour la France n’indigne que les dirigeants de la FNACA. Pour justifier cette position méprisable, elle utilise sans vergogne la vieille technique de la diabolisation et de l’amalgame, réveillant les vieux démons de la menace contre les « Institutions Républicaines ». Elle n’hésite pas, ce faisant, à gommer les victimes tombées après le pseudo cessez-le-feu et à condamner une population innocente exclusivement soucieuse de porter secours à un quartier populaire d’Alger assiégé.

L’ANFANOMA prend acte de cette nouvelle agression contre la communauté des Français d’Algérie rapatriés, d’autant plus ignoble qu’elle touche au souvenir et au respect dû aux Morts. Elle remercie les nombreuses autres associations d’Anciens Combattants pour leur compréhension et leur soutien.

A Paris, le 21 janvier 2009 Le Président Yves Sainsot