9 juin 2010 L’EXPOSITION QUI A FAIT SCANDALE A VALLAURIS ET CONTINUE DE NUIRE A PARIS

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L’exposition de Mme Zineb Sedira  » Ma mère m’a dit  » au Musée Picasso de Vallauris, avait été fermée par arrêté du Maire le 11 mai dernier, à la demande de Harkis et d’Anciens Combattants. Sur intervention du Préfet des Alpes maritimes, estimant que le risque sérieux de trouble à l’ordre public invoqué par la municipalité n’était pas établi, le Tribunal administratif de Nice a suspendu cet arrêté le 31 mai.

Cette exposition, réalisée en 2003, constitue selon l’artiste  » un travail de transmission qui n’a rien de politique et ne comporte ni provocation ni malice « . Pour preuve de bonne volonté, elle aurait accepté de supprimer le terme  » Collaborateur  » traduisant l’expression arabe  » Harki « . Le Sous-Préfet de Grasse a déclaré avoir invité les associations  » à voir la projection et constater qu’il n’y a rien d’infamant « . Le Préfet des Alpes maritimes a constaté que l’oeuvre a été  » exposée plusieurs fois en France sans que cela ne pose de difficulté et a été acquise par la Cité Nationale de l’Immigration « , où elle est présentée en continu depuis 2008.

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Une rapide visite à la Cité Nationale de l’Immigration nous a permis de constater que, bien au-delà du terme  » Collaborateur « , déjà constitutif d’injure et de diffamation, le contenu même de la vidéo n’est qu’accumulation sans nuances d’accusations de tortures, de viols, de vols et de violences auxquels se seraient livrés les soldats de l’armée française et les Harkis contre la population civile.

L’acquisition d’un tel document à charge par un Musée National constitue un premier scandale. Sa diffusion en continu à la Cité de l’Immigration, à l’adresse d’un public ciblé par nature est un acte irresponsable. L’ensemble porte insulte à l’Armée française et à la Communauté Harkie.

L’A.N.F.A.N.O.M.A. a immédiatement protesté par courrier auprès de M Jacques Toubon, Président du Musée National, et a informé aussitôt les associations d’Anciens Combattants et de Harkis, visées au premier chef. Elle a demandé au Président de la Mission Interministérielle aux Rapatriés et au Secrétariat d’Etat à la Défense et aux Anciens Combattants d’intervenir au plus haut niveau.

Le président de l’ANFANOMA
Yves Sainsot

 

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